Ce texte est également publié dans le quotidien Le Soleil de Québec.
Changement de saison
par Louie Bernstein, animateur au Planétarium de Montréal
Tandis que l'été cède la place à l'automne, les nuits s'allongent et les étoiles semblent scintiller plus qu'avant. Vénus rehausse le ciel de l'ouest au crépuscule et Jupiter brille au milieu des étoiles du Sagittaire au sud. Mais dès la fin du mois, le Sagittaire se couche au sud-ouest au moment même où les Pléiades — l'amas d'étoiles hivernal par excellence ! — apparaît au nord-est. Ce changement de garde céleste annonce déjà l'arrivée de l'automne dans notre hémisphère.
L'équinoxe d'automne
Cette année, l'équinoxe d'automne se produira le 22 septembre à 11h45 HAE, marquant du même coup la fin de l'été et le début de l'automne. Mais qu'est-ce que cela signifie exactement ? En quoi les saisons terrestres en sont-elles affectées ?
Le mot équinoxe vient du latin et signifie « égal à la nuit ». Deux fois l'an, au début du printemps et au début de l'automne, la longueur du jour est précisément égale à celle de la nuit. La raison de cette égalité est liée directement à l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre et au mouvement annuel de notre planète autour du Soleil. L'axe de rotation de la Terre — l'axe des pôles — est en effet légèrement incliné par rapport à son orbite autour du Soleil, de 23,5 degrés, pour être plus précis. D'autre part, l'axe de rotation pointe toujours dans la même direction tandis que la Terre se déplace le long de son orbite autour du Soleil. Pour cette raison, la Terre penche parfois son pôle nord vers le Soleil; c'est alors le solstice d'été dans l'hémisphère Nord, le Soleil de midi atteint sa hauteur maximale pour l'année et les jours sont passablement plus longs que les nuits. Six mois plus tard, c'est au tour du pôle Sud de pencher vers le Soleil et la situation est inversée. Le pôle Nord de la Terre penche dans la direction opposée au Soleil; dans l'hémisphère Nord, le Soleil de midi demeure bas sur l'horizon et les nuits sont plus longues que les jours. C'est le solstice d'hiver dans l'hémisphère Nord.
Les jours d'équinoxes se produisent à mi-chemin entre les solstices. À ces deux points de son orbite, l'axe de rotation de la Terre n'est penché ni vers le Soleil ni en direction opposée; l'axe de rotation est plutôt tangent à l'orbite terrestre. Aux jours d'équinoxes, le Soleil de midi s'élève à mi-hauteur entre les extrêmes des solstices et la nuit et le jour sont d'égale durée.
Et la Lune des moissons brillera…
La pleine Lune qui se produit le plus près de l'équinoxe d'automne s'appelle la Lune des moissons et elle se lèvera cette année à 18h39 le 14 septembre.
Nous avons tous déjà remarqué à quel point la pleine Lune nous apparaît grosse lorsqu'elle se trouve près de l'horizon, à son lever ou à son coucher. Cette impression d'une Lune surdimensionnée n'est qu'une illusion d'optique, moissons ou pas. La proximité de l'horizon nous permet de comparer la taille de la Lune à celle de structures situées au premier plan, comme des arbres ou des bâtiments; notre cerveau interprète alors l'image de la Lune en s'imaginant qu'elle est plus grosse. En réalité, la Lune a toujours la même taille, peu importe où elle se trouve dans le ciel.
Étoiles et planètes
Tout au long du mois de septembre, Vénus brille de mille feux au-dessus de l'horizon ouest au coucher du Soleil, se couchant environ une heure après notre étoile. Bien qu'il soit impossible de manquer Vénus dans le ciel du soir, Mercure et Mars, qui apparaissent tout près, constituent des cibles plus difficiles. Au cours de la première semaine de septembre, cherchez Mercure en bas à gauche de Vénus et Mars en haut à gauche. Mars sera moins brillante que Mercure. Des jumelles vous aideront à les localiser. Le 1er septembre, un mince croissant de Lune passera juste en dessous du trio planétaire.
Au même moment, la brillante Jupiter domine le ciel du sud dans la constellation du Sagittaire. Si vous n'avez jamais exploré cette région du ciel auparavant, le moment est venu de le faire. Cette constellation estivale atteint sa hauteur maximum en fin de crépuscule en septembre. La Lune gibbeuse croissante passera dans le Sagittaire, tout juste sous Jupiter, le 9 septembre. Lorsque le ciel devient vraiment très noir, on aperçoit la Voie lactée qui s'élève au sud-ouest, à droite de la « théière » dessinée par le Sagittaire. La Voie lactée nous apparaît comme une nébulosité blanchâtre qui s'étire au-dessus de nos têtes; il s'agit du disque plat de notre Galaxie que nous voyons de profil et de l'intérieur.
Tandis que septembre tire à sa fin, Jupiter et le Sagittaire se couchent au sud-ouest à la fin du crépuscule et les Pléiades se lèvent au nord-est. Depuis la nuit des temps, l'apparition de cet amas d'étoiles en début de nuit est un signe que l'automne est à nos portes et ce changement de garde saisonnier demeure vrai encore aujourd'hui.
Bonnes observations !
Buzz Aldrin appelle les Etats-Unis à ne pas se laisser distancer
L'astronaute américain Buzz Aldrin, le deuxième homme
à avoir marché sur la Lune, a averti les Etats-Unis qu'ils risquaient
d'être dépassés par la Russie et la Chine dans la course de l'Espace.
"Si
nous nous détournons à nouveau de notre mission (dans l'Espace), nous
allons devoir vivre en retrait pour le reste du siècle", a prévenu
Aldrin dans une interview au Sunday Telegraph publiée dimanche.
L'astronaute a notamment appelé les deux candidats à la présidentielle américaine John McCain et Barack Obama
à "maintenir le cap sur l'exploration spatiale" et à garantir une
augmentation des financements alloués à la Nasa, l'agence spatiale
américaine.
suite sur http://fr.news.yahoo.com/afp/20080629/tsc-usa-espace-russie-chine-c2ff8aa.html
Phoenix
vient de terminer sa première série d’analyses chimiques du sol
martien, inondant littéralement les scientifiques de données qui,
toutes, tendent vers une même constatation : la vie est possible sur la
Planète rouge !
« Nous sommes submergés de résultats d’analyses chimiques, s’exclame Michael Hecht, responsable de l’instrument Meca (Microscopy, Electrochemistry and Conductivity Analyzer) au JPL. Nous
tentons de comprendre comment se définit la chimie humide du sol
martien, quels éléments y sont dissous, s’il est acide ou alcalin. Des
résultats que nous venons de recevoir, nous pourrions dire comment ce
sol pourrait supporter la vie ».
La nature du terrain sur lequel s’est posé Phoenix ressemble aux hautes terres
à faible humidité de l’Antarctique. Mais ce qui a le plus surpris les
chercheurs est l’alcalinité du sol. L’échantillon analysé, qui provient
de la couche superficielle (environ 25 mm) montre un pH de 8 à 9. On y
trouve aussi toute une variété de composants de sels dont
l’identification n’est pas terminée, mais qui comprennent entre autres
du magnésium, du sodium, du chlore et du potassium.
La pelle du bras robotisé de Phoenix et la minuscule parcelle soumise aux analyses (en médaillon). Crédit Nasa/JPL.
Anatomie de brusques réchauffements climatiques passés
L'examen à haute résolution d'une carotte glaciaire du Groenland révèle
la vitesse à laquelle le climat peut se modifier lorsqu'il se
réchauffe, certaines composantes telles que la circulation
atmosphérique pouvant changer en seulement une année.
Les fortes fluctuations climatiques qu'a connu le Groenland lors de
deux épisodes brutaux de réchauffement, il y a 15 000 et 11 000 ans,
offrent selon J. P. Stefffensen et ses collègues des repères importants
pour prédire la vitesse des changements climatiques actuels.
L'analyse détaillée des chercheurs a permis de mesurer les
variations au fil des ans de nombreux paramètres du climat à ces
époques, des précipitations aux températures. Leurs résultats montrent
des changements rapides et saisissants des températures durant chaque
période de réchauffement ainsi qu'une réorganisation complète de la
circulation atmosphérique polaire d'une année à l'autre.
suite sur http://www.flashespace.com/html/juin08/20_06_08.htm
Une nouvelle étude, qui implique essentiellement
le télescope spatial en rayons X Chandra mais aussi de nombreux autres
observatoires terrestres et spatiaux, démontre que les trous noirs ont
des propriétés semblables, quelle que soit leur taille.
L’image présentée en bas d’article représente la galaxie spirale
M81, située à environ 12 millions d’années-lumière de la Voie Lactée.
Elle réunit les données de Chandra (en bleu), les données du télescope
spatial Hubble en lumière visible (vert), celles du télescope spatial
infrarouge Spitzer (rose) ainsi que celles en ultraviolet du télescope
spatial Galex (pourpre). En médaillon figure un plan rapproché du
centre de la galaxie réalisé par Chandra.
A cet endroit se trouve un trou noir super massif, représentant environ 70 millions de fois la masse de notre Soleil.
Cette étude de Sera Markoff et ses collègues, à paraître dans The
Astrophysical Journal, présente les résultats d’une importante campagne
d’observation d’un trou noir super massif en combinant toutes ces
informations, mais aussi celles de télescopes optiques travaillant
depuis la surface terrestre. Elle démontre que ce trou noir super
massif s’alimente exactement comme ses homologues beaucoup plus petits,
d’une dizaine de masses solaires seulement. L'observation confirme la
théorie de la relativité d’Einstein qui prévoit que les trous noirs de
toutes les tailles ont des propriétés similaires. La vérification de ce
qui n’était jusqu’à présent qu’une hypothèse pourrait être utile à
l’avenir pour définir les caractéristiques d’une nouvelle classe
hypothétique de trous noirs.
Découverte grâce à des radiotélescopes, HL Tau b est une planète en formation, tournant autour d'une étoile
âgée de moins de cent mille ans, ce qui en fait la plus jeune des
protoplanètes connues. En modélisant le disque de poussière et de gaz
autour de HL Tau, les astrophysiciens ont retrouvé exactement les
caractéristiques de HL Tau b. La théorie de la formation des planètes
en sort renforcée.
La moisson d’exoplanète continue et nous n’en sommes probablement qu’au début. Ainsi, une équipe d’astronomes menée par Jane Greaves de l’ Université de St Andrews a mis à profit la puissance du Very Large Array (VLA) aux Etats-Unis et du Multi-Element Radio Linked Interferometer Network (Merlin) en Grande-Bretagne pour observer le disque de poussières et de gaz autour de l’étoile HL Tau.
suite sur http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/hl-tau-b-la-plus-jeune-des-protoplanetes-connues_15926/
Des astronomes de l'Université McGill et de l'Université d’État de Pennsylvanie ont découvert ce qu'ils croient être l'étoile à neutrons la plus près de la Terre en utilisant le satellite Swift de la NASA. Si cela se révèle vrai, il s'agirait de la huitième étoile à neutrons isolée à être découverte. Contrairement à la majorité des étoiles à neutrons connues, le type isolé n'est pas accompagné de restes d'une supernova ou de compagnons binaires et n'émet pas de pulsations radio.
Etoiles à neutrons
Les étoiles à neutrons proviennent de l'explosion d'une étoile massive, une supernova, dont une partie de l'étoile est éjectée dans l'espace, le reste s'effondrant pour former une étoile à neutrons en rotation très rapide. Il s'agit d'un astre condensé à tel point que, dans un rayon de 10 km, il contient une masse de l'ordre de celle de notre Soleil
Cette étoile se situe dans la constellation de la Petite Ourse. Elle a été baptisée Calvera, du nom du malfaiteur dans le film Les sept mercenaires. Les sept autres étoiles à neutrons isolées connues sont appelées collectivement les Sept magnifiques.
Sa découverte n'est pas vraiment due au hasard. Elle s'appuie sur les données des rayons X provenant du satellite germano-américain ROSAT, en service de 1990 à 1999 qui en leur temps ont montré l'existence de quelque chose dans cette région de l'Univers.
La menace du cyclone Dean pourrait forcer la Nasa à faire atterrir la navette Endeavour 24 heures plus tôt à savoir mardi et à écourter la 4e et dernière sortie orbitale prévue samedi, a indiqué vendredi soir un responsable de l'agence spatiale américaine.
Si le cyclone frappait la côte du Texas et Houston, le Centre spatial Johnson qui contrôle la mission dans l'espace et le retour de la navette sur la terre pourrait être affecté.
"Nous préférons garder la possibilité de mettre fin à la mission mardi", a dit LeRoy Cain lors d'une conférence de presse.
"Le Centre spatial devra prendre la décision de fermer ou non entre dimanche midi et lundi midi mais il faudra décider bien avant cela", à savoir samedi, de faire atterrir Endeavour un jour plus tôt, a-t-il ajouté.
Endeavour et son équipage de sept astronautes, dont deux femmes et un Canadien, doit se poser au Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral en Floride (sud est) mercredi 22 août à 16H52 GMT (12H52 locales) au terme d'une mission de 14 jours.
Elle avait été lancée le 8 août et son amarrage à la Station spatiale internationale (ISS) avait été prolongé de sept à dix jours.
Pour mardi, la Nasa a deux possibilités horaires d'atterrissage de la navette en Floride, la première à 16H30 GMT (12H30 locales) et la seconde à 17H00 GMT
L'ex-maîtresse d'école Barbara Morgan, devenue astronaute, a donné mardi son premier cours depuis l'espace réalisant, 22 ans après, le rêve de Christa McAuliffe tuée dans l'explosion de Challenger en 1986 et qui devait être la première institutrice en orbite
Barbara Morgan, 55 ans était sa suppléante.
Elle a pu répondre pendant 25 minutes aux questions des élèves d'une école de l'Idaho (nord-ouest) où elle a longtemps enseigné dans un établissement du primaire.
L'ancienne institutrice devenue astronaute professionnelle en 1998 était entourée de trois collègues pour cette session scolaire, la seule prévue pendant la mission.
"Bienvenue à bord de la Station spatiale internationale, nous sommes prêts à répondre à vos questions", a dit Mme Morgan, en direct sur la télévision de la Nasa.
Les questions allaient de "A quelle vitesse progresse une balle de base-ball lancée dans l'espace?" à "Comment boit-on en apesanteur?".
Mme Morgan et ses collègues se sont aussitôt livrés à des travaux pratiques à l'aide d'une balle de base-ball et de quatre balles de ping-pong.